La responsabilité particulière des États-Unis, de
Par l'importance de leurs appuis technologiques, financiers et militaires à Israël cette responsabilité est particulièrement lourde : toutes ont contribué à lui fournir notamment des armements sophistiqués de terre, de mer, des airs (y compris de l'armement atomique) ) et à lui permettre de développer sa propre industrie de guerre. C'est ainsi qu'Israël fabrique, entre autres, ses propres pistolets mitrailleurs (Uzi), ses fusils d'assaut (Galil), ses chars (Merkava), ses avions (Kfir, plus des hélicoptères et des avions de transport), ses missiles, ses patrouilleurs, etc. et qu'il vend des armes à des pays plus grands que lui sur les cinq continents, notamment à l'Afrique du Sud, au Chili, à l'Argentine, à l'Équateur, au Guatemala, au Honduras, à Haïti, au Kenya, au Liberia, au Salvador, au Venezuela... On peut noter aussi que ces exportations d'armes représentent 30 % du montant total des exportations israéliennes, que l'aide officielle reçue des seuls États-Unis est de 4 milliards de dollars par an tandis que la puissante communauté juive américaine ajoute à cette somme un milliard de dollars...
Les experts estiment aujourd'hui que l'armée israélienne possède une centaine de charges nucléaires susceptibles d'être délivrées dans un rayon de trois mille kilomètres autour de Jérusalem mettant toutes les capitales du monde arabe à sa portée.
En ce qui concerne les Allemands ,il faut souligner que du génocide hitlérien est né un singulier couple, le couple germano-israélien. Un premier rapprochement eut lieu en 1952 lorsqu'un accord fut conclu entre les deux pays concernant les réparations officielles de l'Allemagne. À la suite des négociations entre David Ben Gourion et le chancelier Konrad Adenauer, ces réparations comportaient la paiement de plus de 50 milliards de dollars à des particuliers et à l'État d'Israël. Elles étaient payables en nature sous forme d'équipements, d'investissements industriels, de pièces détachées, de navires et de locomotives.
À ces aides, proposées spontanément par le gouvernement allemand à titre de compensation envers la communauté juive gravement spoliée, sont venues s'ajouter par la suite des aides bien plus importantes encore, avant tout sous la pression des juifs américains particulièrement persévérants à exploiter, en faveur d'Israël,
Même si une impression s'est répandue chez les Allemands d'être les dindons de la farce d'une " industrie de l'Holocauste ", même si " beaucoup de compagnies allemandes ont le sentiment d'être soumises à un véritable racket par les Juifs américains " comme le dit Deidre Berger, directeur du Comité Juif Américain à Berlin, il n'en reste pas moins qu'une enquête menée en Allemagne et en Israël montre que le soutien de l'Allemagne, quoique fort discret, est absolument central dans les domaines militaire, sécuritaire, politique et économique alors que le comportement de l'intelligentsia française est considéré en Israël comme tout à fait suspect.
Bref, du remords quant au passé et de la volonté d'expiation savamment exploitée et attisée est née une étrange amitié (suivant le mot de Roger Cohen journaliste au New York Times). La méconnaissance de la malignité de l'idéologie sioniste et une certaine lâcheté, lâcheté commune à bien d'autres États occidentaux, ne sont cependant pas absentes de la coupable indulgence de l'Allemagne vis-à-vis d'Israël. Comme le constate Cohen, le rapport annuel sur les Droits de l'Homme édité par le Ministère allemand des Affaires Étrangères au Moyen-Orient ne comporte aucune mention des exactions d'Israël dans les territoires occupés. Seuls, les Palestiniens sont l'objet de critiques. M. Wiener, un diplomate allemand marié à une israélienne, est heureux de vivre en Israël, mais pour préserver la remarquable alliance entre les deux pays, il est contraint, dit-il, à la réserve. " Je pense qu'Israël devrait rendre les territoires occupés [...] Je le dis à mes amis et ils n'ont rien contre, mais en public, en tant qu'Allemand, la seule chose que vous puissiez faire, c'est... la fermer ".
Ainsi l'ONU, par sa faiblesse, a accepté d'Israël, un de ses membres à part entière depuis 1949 :
- la violation permanente des frontières,- l'application ininterrompue d'une politique d'élimination, d'annexion, d'expansion et de colonisation, alors que le Tribunal international assimile la colonisation à un "crime de guerre",
- la prétention d'Israël à résoudre seul - hors de toute intervention de l'ONU - les conflits qu'il a lui-même provoqués,
- la violation permanente des droits de la personne tels qu'ils sont définis par
- le non-respect les Conventions de Genève dans les territoires occupés,
- le refus de tout contrôle de l'Agence Internationale de l'Énergie atomique et la production des armes chimiques et biologiques. (Fin de citation de M.A.Gaillard)
Comme l'écrit Miguel Benassayag (écrivain argentin exilé) : " L'Etat d'Israël justifie à l'avance chaque nouvelle exaction par un supposé droit à la survie, dont l'holocauste est l'argument majeur et imparable. Ainsi une barbarie pourrait en légitimer une autre ! La vérité, si simple et pourtant rarement énoncée, réside dans le fait que la brutalité de l'État d'Israël ne l'érige pas en héritier du ghetto de Varsovie mais plutôt de ses bourreaux ".
Alors que le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, après bien d'autres dirigeants, peut aussi déclarer que : " Les Israéliens trouveront toujours des raisons pour justifier une attitude dilatoire ", comment ne pas voir que seules les sanctions diplomatiques, économiques, voire militaires, émanant de l'ONU sont susceptibles de faire céder Israël et le ramener dans le droit international ?
Car si l'ONU avait quelques circonstances atténuantes dans sa funeste erreur de 1947 (son défaut de jugement quant la malignité potentielle de l'idéologie sioniste), cette excuse n'existe plus depuis longtemps, et devant l'état de guerre permanent qui en est résulté dans cette région, et devant le mépris affiché d'Israël pour la communauté internationale. Errare humanum est, perseverare diabolicum ! »
Le voleur qui crie oh voleur !..
Imaginez quelqu’un vous flanquer son poing sur la figure et vous devancer au poste de police,les larmes aux yeux, pour vous accuser de.. l’avoir agressé .Lorsqu’ à votre tour, vous arrivez ,pour vous plaindre, il y a de fortes chance de vous faire éconduire par le policier déjà conditionné… »Plus le mensonge est gros, plus il a de chance d’être cru » disaient les nazis .Certains descendants de leurs victimes , devenus leurs émules ,appliquent les mêmes méthodes, en retournant l’accusation contre les plaignants.
»En se livrant à un véritable picpoul sur la notion d’agression on avait en effet fini par persuader l’opinion, qui n’en était plus à une mauvaise raison près, que l’agresseur n’est pas celui qui attaque, mais celui qui le contraint à attaquer. Définition dont l’extensibilité est d’une grande commodité…Dans le cas présent , c’était Nasser « l’agresseur »…( P. Déméron « contre Israël » 1967 . p 127 )


