Les bienfaits de la colonisation..
17 essais nucléaires français dans le Sahara algérien..
Au moment ou le CRIF organise un meeting à
Etats-Unis, dans une guerre contre l'Iran... et que la plupart des candidats en vue ont répondu présents…
Rappel opportun de certains faits..
Le Sahara algérien a été le théâtre de dix-sept essais nucléaires français,durant la période allant de 1960à1967,dont treize essais à In Eker(Tamanrasset)et quatre à Reggane(Adrar),affirment des études réalisées par des chercheurs algériens.
Ces études regroupées dans un recueil réalisé par des chercheurs de Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national et la révolution de 1ér novembre 1954,démontrent clairement les effets néfastes de ces essais sur les populations,ainsi que sur la faune et la flore de ces régions du sud de l’Algérie.
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La première bombe nucléaire française a été explosée le 13 février 1960 à In Eker sous le nom de « gerboise bleue ».D’une force d’explosion équivalente à 70 kilo tonnes de TNT,cette bombe est trois fois plus puissante que celle larguée sur la ville d’Hiroshima ,en 1945
.Le 1er avril et le 7 décembre de la même année(1960),la région de Reggane a été choisie pour faire exploser respectivement les deuxièmes(gerboise blanche) et troisième(gerboise rouge)bombes nucléaires françaises .
Le quatrième essai nucléaire français,marqué par l’utilisation de 195 soldats français comme cobayes,a également été opéré,en secret,à Reggane le 25 avril 1961,sous l’appellation « gerboise rouge ».Les essais réalisés à In Eker,de 1961 à 1966,ont eu les mêmes effets sinon,plus dévastateurs que ceux de Reggane,à l’image de « Monique »(le 27 février 1965)ayant causé la mort d’au moins 39 algériens selon des témoins oculaires,relève également la même étude.
Le 13 février 1960,explosait « Gerboise bleue »,la première bombe atomique française qui allait sortir la paisible localité de Reggane de l’anonymat. La veille de cette expérience,les habitants de Reggane ont été sommés de sortir,le lendemain,de chez eux et de s’envelopper dans des couvertures dés le petit jour .Les familles des militaires et des administratifs français ont été,quant à elles,évacuées à Adrar,soit à plus de
Selon des personnes ayant vécu à l’époque à Reggane,tout le monde avait peur,car personne ne savait exactement ce qui allait se passer.
Le 13 février à 6 heures du matin,un petit avion survole la ville. C’est le signal indiquant que l’explosion est imminente Le général Ailleret actionne le mécanisme de mise à feu. « La terre a littéralement tremblé. Un souffle chaud a balayé la terre » ;relate un témoin ayant vécu l’événement. Un militaire français,qui avait seulement vu l’éclair,a perdu la vue. Un citoyen qui avait laissé un œil à découvert,devait,quant à lui,ne jamais voir de ce coté-là.
L’explosion s’était pourtant produite à plus de 60km. « L’éclair a été observé à Tessalit, soit plus d’un millier de km au sud de Reggane »,indique-t-on. « Un sinistre champignon de poussière s’éleva lentement dans le ciel.
Ce nuage est arrivé jusqu’à Timiaouine »(plus au sud de Reggane),racontent des témoins. Le site du tir,nommé « point zéro »,n’est plus,aujourd’hui,qu’un amas de ferrailles et de sable fondu,pétrifié par la chaleur extrême. Ce site étant encore fortement radioactif,avertit la direction de l’environnement de la wilaya d’Adrar qui avait décidé de clôturer tout le terrain afin d’en empêcher l’accès aux hommes et aux animaux.
Des années durant,après l’explosion de « Gerboise bleue »et d’autres qui ont suivi,(Gerboise blanche et Gerboise rouge,des couleurs du drapeau français),les terres demeurent inexploitées. Toute activité agricole est fortement déconseillée dans cette contrée,ou des animaux et des enfants y sont nés avec des déformations. Ce « sinistre »site continue toujours d’irradier,relève -t-on.
( Le Quotidien d’Oran du13 février)


